{"id":7271,"date":"2012-04-14T15:52:46","date_gmt":"2012-04-14T13:52:46","guid":{"rendered":"https:\/\/arvier.eu\/riserva-naturale-di-lolair\/"},"modified":"2022-03-03T13:30:11","modified_gmt":"2022-03-03T12:30:11","slug":"riserva-naturale-di-lolair","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/territorio\/beni-ambientali\/riserva-naturale-di-lolair\/","title":{"rendered":"R\u00e9serve naturelle de Lolair\u00a0"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.vivavda.it\/aree\/area_i.aspx?area=32&amp;n=Riserva%20Naturale%20Lago%20di%20Lolair\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-586\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/VivaVDA.jpg\" alt=\"VivaVDA\" width=\"188\" height=\"75\" \/><\/strong><\/a><\/h1>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><a href=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_1H-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-588\" style=\"border: #000000 1px solid;\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_1b.jpg\" alt=\"Lolair_1b\" width=\"600\" height=\"450\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">Un terrassement isol\u00e9, situ\u00e9 sur le versant gauche de la partie basse du Valgrisenche, abrite l\u2019un des plus importants sites naturels de moyenne montagne de la Vall\u00e9e d\u2019Aoste, qui a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 \u00ab r\u00e9serve naturelle r\u00e9gionale \u00bb en 1993, en raison de ses caract\u00e9ristiques g\u00e9omorphologiques, floristiques et faunistiques particuli\u00e8res :\u00a0<a class=\"external-link\" title=\"Questo \u00e8 un collegamento ad un sito esterno.\" href=\"http:\/\/www.regione.vda.it\/turismo\/scopri\/patrimonio_naturale\/riserve_naturali\/lolair_i.asp\">le lac de Lolair.<\/a>Cette r\u00e9serve naturelle, g\u00e9r\u00e9e par la structure Espaces prot\u00e9g\u00e9s de l\u2019Assessorat de l\u2019agriculture et des ressources naturelles, s\u2019\u00e9tend sur une petite cuvette accueillant un minuscule lac, aujourd\u2019hui en grande partie combl\u00e9, cr\u00e9\u00e9 par le surcreusement d\u2019un glacier disparu il y a des milliers d\u2019ann\u00e9es.<br \/>\nLe patient travail du glacier est attest\u00e9 aujourd\u2019hui encore par les nombreuses roches moutonn\u00e9es \u2013affleurements rocheux liss\u00e9s par le glacier \u2013 sur lesquelles sont encore bien visibles les stries r\u00e9sultant de l\u2019abrasion des d\u00e9tritus emprisonn\u00e9s dans la glace.<br \/>\nCe site est caract\u00e9ris\u00e9 par un contraste marqu\u00e9 entre le versant ensoleill\u00e9, pentu, aride et en grande partie rocheux, qui domine la cuvette c\u00f4t\u00e9 nord-ouest, et les habitats aquatiques et palustres qui occupent le fond de celle-ci.<br \/>\nLe secteur sud-ouest du site pr\u00e9sente une situation interm\u00e9diaire, avec une dense for\u00eat de conif\u00e8res qui s\u2019\u00e9tend sur un terrain sem\u00e9 de rochers et de gros blocs.<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">\n<table border=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_2H.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-590\" style=\"border: 1px solid #000000;\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_2b.jpg\" alt=\"Lolair_2b\" width=\"350\" height=\"263\" \/><\/a><\/td>\n<td><a href=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_4H-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-592\" style=\"border: 1px solid #000000;\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_4b.jpg\" alt=\"Lolair_4b\" width=\"350\" height=\"263\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p>Dans l\u2019\u00e9tang sont pr\u00e9sentes des plantes typiquement aquatiques, comme le potamot nageant (potamogeton natans), dont les feuilles brunes flottent \u00e0 la surface de l\u2019eau, et la rare grande utriculaire (utricularia australis), \u00e9trange plante carnivore appel\u00e9e \u00e9galement utriculaire citrine, caract\u00e9ris\u00e9e par ses nombreuses petites outres minuscules gr\u00e2ce auxquelles elle capture, en les aspirant, les plus petits habitants de l\u2019\u00e9tang lorsque ceux-ci touchent imprudemment les poils qui entourent l\u2019ouverture de l\u2019utricule.<\/p>\n<p>Les zones lacustres environnantes regorgent d\u2019esp\u00e8ces hygrophiles (c\u2019est-\u00e0-dire adapt\u00e9es aux terrains satur\u00e9s d\u2019eau). Certaines d\u2019entre elles sont particuli\u00e8rement rares en Vall\u00e9e d\u2019Aoste : pour le marisque (cladium mariscus), pip\u00e9rac\u00e9e qui peut atteindre la taille d\u2019un homme, c\u2019est d\u2019ailleurs le seul endroit de la r\u00e9gion o\u00f9 l\u2019on peut le trouver. Plus commune, et sans doute aussi plus attrayante, la reine des pr\u00e9s (filipendula ulmaria), le trolle d\u2019Europe (trollius europaeus) de la famille du bouton d\u2019or et le populage des marais (caltha palustris), dont les denses floraisons jaunes tapissent le marais, les pr\u00e9s humides et les canaux ; mais l\u2019esp\u00e8ce la plus \u00e9l\u00e9gante est peut-\u00eatre le petit tr\u00e8fle d\u2019eau (menyanthes trifoliata), dont les p\u00e9tales blancs portent de longs cils qui ressemblent \u00e0 des franges.<\/p>\n<p>Le haut versant abrupt qui domine la conque est totalement diff\u00e9rent. Ses ressauts rocheux sont le domaine du gen\u00e9vrier sabine (juniperus sabina) et sa maigre couverture arbor\u00e9e, essentiellement concentr\u00e9e \u00e0 la base du c\u00f4ne d\u00e9tritique, consiste surtout en pins sylvestres avec quelques bouleaux, fr\u00eanes, trembles et sorbiers des Alpes. Les principales esp\u00e8ces qui occupent ce versant sont surtout des plantes herbac\u00e9es et arbustives x\u00e9rothermophiles, c\u2019est-\u00e0-dire adapt\u00e9es aux milieux arides et ensoleill\u00e9s, \u00e0 la floraison printani\u00e8re multicolore, telles que le lys de Saint-Bruno (paradisea liliastrum), la phalang\u00e8re \u00e0 fleur de lys (anthericum liliago), la v\u00e9sicaire (alyssoides utriculata), le g\u00e9ranium sanguin (geranium sanguineum). En cherchant bien, l\u2019on peut aussi d\u00e9couvrir le discret t\u00e9l\u00e9phium d&rsquo;Imp\u00e9rato (telephium imperati), une esp\u00e8ce m\u00e9diterran\u00e9enne, en l\u2019un des sites les plus recul\u00e9s de la Vall\u00e9e d\u2019Aoste.<\/p>\n<p>La for\u00eat qui borde la r\u00e9serve au sud-est r\u00e9unit plusieurs esp\u00e8ces de conif\u00e8res : l\u2019\u00e9pic\u00e9a y pr\u00e9domine, entour\u00e9 du pin sylvestre, du m\u00e9l\u00e8ze et du sapin blanc. Le sous-bois est peupl\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces arbustives et herbac\u00e9es qui recherchent l\u2019ombre et des conditions d\u2019humidit\u00e9 moyenne (esp\u00e8ces m\u00e9sophiles), telles que le cam\u00e9risier \u00e0 balais (lonicera xylosteum), l\u2019oxalis des bois (oxalis acetosella), le m\u00e9lampyre des bois (melampyrum sylvaticum) et la luzule blanche (luzula nivea). L\u2019on y trouve \u00e9galement de nombreuses foug\u00e8res et, notamment, dans les milieux rupestres du sous-bois, le polypode commun (polypodium vulgare), dont le rhizome a un go\u00fbt de r\u00e9glisse, et le tr\u00e8s rare aspl\u00e9nium des fontaines (asplenium fontanum), dont la pr\u00e9sence n\u2019est attest\u00e9e qu\u2019en deux autres endroits de la Vall\u00e9e d\u2019Aoste.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_3H-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-594\" style=\"border: #000000 1px solid;\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Lolair_3b.jpg\" alt=\"Lolair_3b\" width=\"600\" height=\"450\" \/><\/a><\/p>\n<p>Dans les eaux du petit lac nagent des tanches, alors que toute la zone humide environnante accueille des grenouilles rousses et des crapauds communs ; ces derniers \u00e9taient particuli\u00e8rement nombreux jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. Parmi les reptiles, l\u2019on a pu observer dans cette zone, en sus du l\u00e9zard vert et du l\u00e9zard des murailles, la couleuvre verte et jaune, la couleuvre \u00e0 collier et la coronelle lisse.<\/p>\n<p>Les oiseaux pr\u00e9sents sont ceux typiques des for\u00eats mixtes : le pic noir nidifie dans cette zone et le circa\u00e8te Jean-le-Blanc y cherche souvent ses proies pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es (ophidiens et sauriens). Le hibou grand-duc y a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observ\u00e9.<\/p>\n<p>Au-dessus des versants rocheux, il est fr\u00e9quent de voir des rapaces tels que l\u2019aigle royal, l\u2019autour des palombes et la buse variable, alors que les alentours du lac sont fr\u00e9quent\u00e9s par des oiseaux typiquement aquatiques, comme la gallinule poule d\u2019eau et le canard colvert (dont un couple a nidifi\u00e9 dans cette zone en 2002).<\/p>\n<p>Le lac de Lolair a fait l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes entomologiques qui ont mis en \u00e9vidence la pauvret\u00e9 relative de la faune de col\u00e9opt\u00e8res li\u00e9s aux milieux humides, un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00fb \u00e0 la x\u00e9ricit\u00e9 actuelle du site et \u00e0 son isolement par rapport aux autres zones lacustres et tourbeuses. Divers animaux particuli\u00e8rement int\u00e9ressants y ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts, tels que le carabid\u00e9 pterostichus diligens et le dytique bidessus grossepunctatus.<\/p>\n<p>L\u2019on parvient \u00e0 la r\u00e9serve naturelle de Lolair en quarante-cinq minutes environ, en empruntant le sentier qui part du hameau de La Ravoire (946 m d\u2019altitude) ou, en vingt minutes environ, en descendant \u00e0 pied du hameau de Baise-Pierre.<\/p>\n<p><strong>La l\u00e9gende de Lo Lair<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00c0 l\u2019endroit o\u00f9 se trouve de nos jours le lac de Lo Lair, il y avait autrefois un beau village.<\/em><br \/>\n<em>Le dimanche et les jours des f\u00eates religieuses, ses habitants et ceux du village de Baise-Pierre \u2013 les Mezepir\u00e8n \u2013 situ\u00e9 en amont, descendaient \u00e0 Arvier pour assister \u00e0 la messe.<\/em><br \/>\n<em>Il y a de nombreuses ann\u00e9es, le jour de la F\u00eate-Dieu, les Mezepir\u00e8n invit\u00e8rent, comme d\u2019habitude, leurs voisins \u00e0 se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9glise avec eux, mais les femmes de Lo Lair, qui \u00e9taient en train de faire la lessive, refus\u00e8rent : elles dirent qu\u2019elles avaient trop de travail \u00e0 faire ce matin-l\u00e0 pour aller \u00e0 la messe.<\/em><br \/>\n<em>C\u2019est ainsi que les habitants de Baise-Pierre descendirent seuls \u00e0 la messe\u2026<\/em><br \/>\n<em>Apr\u00e8s la c\u00e9l\u00e9bration, quand les Mezepir\u00e8n remont\u00e8rent vers leur village, quelle ne fut pas leur surprise : le village de Lo Lair avait disparu et \u00e0 sa place, il y avait un lac.<\/em><br \/>\n<em>Aujourd\u2019hui encore, le jour de la F\u00eate-Dieu, si l\u2019on \u00e9coute avec attention, l\u2019on peut encore entendre, venant du fond du lac, les voix des femmes de Lo Lair qui bavardent en faisant leur lessive\u2026<\/em><\/p>\n<p><a style=\"line-height: 1.3em;\" title=\"Viva VdA\" href=\"http:\/\/www.vivavda.it\/aree\/area_i.aspx?area=32&amp;n=Riserva%20Naturale%20Lago%20di%20Lolair\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-586 aligncenter\" src=\"https:\/\/arvier.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/VivaVDA.jpg\" alt=\"VivaVDA\" width=\"188\" height=\"75\" \/><\/a><\/p>\n<p>Sources\u00a0:<br \/>\n&#8211;\u00a0 \u201cArvier, una Comunit\u00e0 nella storia \u2013 une Communaut\u00e9 au fil de l\u2019Histoire\u201d \u2013 Musumeci editore \u2013 2004;<br \/>\n&#8211;\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.regione.vda.it\/\">www.regione.vda.it<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un terrassement isol\u00e9, situ\u00e9 sur le versant gauche de la partie basse du Valgrisenche, abrite l\u2019un des plus importants sites naturels de moyenne montagne de la Vall\u00e9e d\u2019Aoste, qui a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 \u00ab r\u00e9serve naturelle r\u00e9gionale \u00bb en 1993, en raison de ses caract\u00e9ristiques g\u00e9omorphologiques, floristiques et faunistiques particuli\u00e8res :\u00a0le lac de Lolair.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":7395,"menu_order":2,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"tags":[],"class_list":["post-7271","page","type-page","status-publish","hentry"],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-08 05:13:10","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"post_tag","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7271"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7271\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7395"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/arvier.eu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}